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Un mois après l’explosion du 4 août dernier qui a éventré le cœur historique de Beyrouth, la capitale libanaise panse encore ses plaies… Et pourtant, le secteur de la santé pourrait bien ne pas se relever de la catastrophe : 20 cliniques et 4 des plus grands hôpitaux libanais ont été entièrement détruits. Alors que le pays se trouvait déjà en situation de faillite économique, personne ne sait d’où peuvent venir les fonds pour la reconstruction. Par peur de la corruption et des détournements, la plupart des pays refusent de verser une aide financière aux autorités libanaises. Pour nous dresser le portrait de ce qui était autrefois le fleuron médical du Moyen Orient, nos équipes ont suivi trois médecins libanais. A l’âge où certains prennent leur retraite, Robert Sacy avait créé un centre de pédiatrie néo-natale pour soigner les familles pauvres. Les couveuses et tous les équipements ont été soufflés en une fraction de seconde. Peter Noun dirigeait le service de cancérologie pour enfants de l’hôpital Saint Georges, dévasté dans l’explosion. Il a du trouver des solutions immédiates pour assurer la continuité des traitements des enfants, tous traumatisés par ce qu’ils ont vécu. Gabrielle Macaron est neurologue à l’Hôtel Dieu et suit les cas des grands blessés de l’explosion. C’est aussi une médecin engagée qui a participé aux manifestations qui secouent le Liban depuis des mois pour réclamer un changement de système politique.
Reportage de Sylvain Lepetit, Chloé Domat, Sophie Guignon, Wissam Charaf et Miyuki Droz pour Caravelle Productions